Arguments

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    Théoriquement, comme le dit Laurena, ça existe déjà : ceux sont même les dispositifs prévus par la loi de 2002. Il faut consolider ce qui existe pour le mener à terme, mais ça n'exclut pas de se remettre en question pour avancer. Par contre, partage les grandes ligne du message de jschneider. Le public n'est pas bête, et le jeu n'est pas la seule approche possible. Par contre, pourquoi vouloir presque imposer la visiter au musée comme un fait de société ? Il est bien sûr indispensable de chercher à attirer de nouveaux publics, ne serait-ce que des primo-visiteurs, pour partager une expérience mais c'est aussi un choix. Serait-on moins respectable parce que l'on n'est pas naturellement attiré par un domaine ?

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    Num Contre

    13 octobre 2016 12:46

    Lié à la proposition : Faire une communication plus attractive en direction des jeunes

    Et les autres publics ? Les "jeunes" (qui l'est ?) sont déjà au centre de toutes les préoccupations.

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    Oui, la professionnalisation (récente) des métiers des musées n'est pas incompatible avec les ressources d'autres cadres comme les associations, etc. dont les compétences sont parfois plus pointues.
    Il faudrait étudier réellement le volontariat et le bénévolat dans les institutions, très développés dans le monde anglo-saxon. La faute aux concours ? Là-bas, le recrutement tient surtout aux compétences réelles et aux diplômes, tandis qu'en France, on fonctionne en vase clos, alors que la loi préconise de tels partenariats. On est frileux à faire confiance, pour travailler sur un pied d'égalité, comme si l'on était jaloux de ses prérogatives. Comment vouloir penser un service public, sans tenir compte de l'avis des gens ? L'idée du bénévolat ou du volontariat n'est pas la solution à tous les problèmes, mais elle mérite d'être encadrée sérieusement, sous peine de bien des dérives. Nombreuses sont les sociétés d'amis des musées, mais leur rôle est surtout lié au mécénat, à la communication voire à la médiation.

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    Tout à fait d'accord. La dernière mode est hélas à l'augmentation générale des tarifs pour les droits d'entrées aux expositions, surtout temporaires, ce qui est parfaitement contraire à l'art. 7 de la "Loi Musée". Là n'est pas la question de la gratuité possible des collections, dont le seul entretien a un cout réel.

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    Le numérique, c'est très bien si utilisé intelligemment. En effet, c'est très "tendance" dans l'élaboration du parcours muséographique de l'exposition, surtout temporaire. Mais l'on assiste aussi à une surenchère des dispositifs, pas toujours pertinente. Rappelons, dans ce contexte précis, qu'il s'agit d'outils de médiation au service du visiteur, dans son appréhension des œuvres, et qui ne doivent pas prendre le pas dessus. Les nombreuses tables tactiles proposant des jeux sont elles vraiment si ludiques ? D'expérience, certains n'y accordent pas beaucoup plus de temps que les 3s de moyenne accordées aux œuvres. Il existe pourtant de très bons dispositifs multimédias de nos jours et le numérique a réellement sa place. La question serait plutôt : "Quelle est-elle ?". De même, comme l'indique Laure-Hélène Kerrio, c'est un réel atout pour la recherche à développer d'urgence.

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    Num Contre

    13 octobre 2016 11:29

    Lié à la proposition : Participer au financement du musée

    Le crowdfunding est largement à la mode. C'est une possibilité intéressante, en pleine évolution, mais qui a aussi ses limites et ses inconvénients.
    Oui, pourquoi pas pour tout : ça s'appelle les impôts betbied. Que l'on gère déjà mieux les crédits plutôt que de demander plus quand on parle de mécénat. Une solution dans cette optique serait un juste milieu, avec pourquoi pas, plus de transparence. Mais cela ne nuirait-il pas à terme à certains domaines boudés par la mode du moment ? Il faut surtout bâtir une réelle politique cohérente à l'échelle du pays, en se concertant pour faire avancer les choses.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 12:53

    Lié à la proposition : Ouvrir les données culturelles

    C'est une très bonne idée, à développer grandement. Le British Museum, et bien d'autres (mma, mfa, pum etc.) sont de bons exemples dont il faut s'inspirer, sans les imiter.
    Je témoigne : c'est souvent très dur, parfois impossible, d'avoir accès même aux informations de base à la recherche. C'est dommageable car les responsables de collection ne sont pas toujours experts en la matière, surtout lorsqu'elle est technique.
    Je pense que rien n'éclipse la confrontation avec l'objet, mais l'idée de musée virtuel pourrait rendre accessible bien des œuvres en somnolence dans les réserve.

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    Je partage l'avis de Stiernon : les boutiques tendent à vendre de plus en plus produits peu intéressants et très médiocre, pour un prix à première vue relativement faible, mais en réalité très décevant au regard qualité/prix.
    D'un autre au côté : impossible d'y trouver des ouvrages plus scientifiques, à part quelques trop rares titres par ailleurs largement accessibles en librairie. Bien sûr qu'il en faut pour toutes les bourses et tous les gouts. Mais quelle culture évoque un mug licorne où la Joconde ? On voit bien la filiation, du moins l'association d'idées, mais pas tellement plus.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 10:11

    Lié à la proposition : Faire des Pass culture avec les transports

    C'est une bonne solution, déjà appliquée localement par des regroupements, des comités, des sociétés d'amis, certains professionnels du tourisme. L'éloignement est un problème, en milieu urbain, comme en milieu rural car les couts peuvent être très importants, pour la plupart des publics. Ex : Une visite en famille, même en grande banlieue, pour une exposition temporaire (prix des transports : train, métro, rer et ou bus + droits d'entrée avec tarif unique pour une dizaine d'euros/personne). De nombreuses solutions existent, selon l'échelle : partenariats, journée spéciale, etc. qu'il faudrait amplifier, et faire évoluer à l'échelle du pays, et encadrer par une politique globale ministérielle.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 11:37

    Lié à la proposition : Des données ouvertes pour faciliter réappropriations et diffusion

    C'est impératif pour tout un chacun : du chercheur à l'amateur, du moment qu'il y a un intérêt pour les collections dites publiques.
    C'est vrai qu'il y a un très réel frein, mais aussi des questions de moyen : numériser, c'est du travail qui a un cout. Le mieux serait peut être de trouver un juste milieu.

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  • Profil de Num

    Effectivement, la numérisation des œuvres permettrait leur indispensable diffusion, notamment à des fins de recherche.
    Malheureusement, à moins d'être restaurateur, ou chaudement recommandé, presque personne n'a la possibilité d'un contact, du moins d'une approche, directe des œuvres souvent en vitrine, donc peu lisible ou photographiable, ou en réserve.
    Comment faire alors lorsqu'on cherche à en étudier un détail caché ?

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    Num Pour

    13 octobre 2016 09:56

    Lié à la proposition : rendons les musees plus vivant

    C'est une bonne idée, qui existe déjà en partie. Peut-on l'appliquer à tous les types d'établissements et de collections ? Sans doute, avec de la bonne volonté. Mais reste à l'adapter : il est impossible de tout faire dans un espace qui accueille du public et conserve des œuvres. On posera aussi la question de la pertinence de ces manifestations, et de leur intérêt scientifique.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 13:25

    Lié à la proposition : Echapper au tout-numérique à l'intérieur du musée

    Comme l'écrit Charly, le musée est un lieu, mais c'est aussi avant tout une ou des collections, dont l'existence n'a pas à se limier à La Toile. Le numérique à sa place parmi à côté des autres moyens à sa disposition. Le problème est que cet équilibre est bouleversé ces dernières années par la rapidité des innovations technologiques, qui révolutionne les pratiques même des visiteurs. A trop vouloir s'aligner sur la tendance, tous s'y perdent !
    Peut-être faudrait-il rebaptiser la proposition, pour la nuancer, car le numérique à bon escient offre de réelles possibilités. Je pense qu'aucun responsable n'a envie de privilégier la version numérique des œuvres. Je partage l'avis de Laurena : on n'y trouve que ce qu'on veut, mais de même pour les œuvres. C'est une question d'éducation. Le problème, c'est qu'on ne cherche plus de vraie complémentarité : pas une expo sans numérique, à croire que c'est impératif. Et c'est vrai : la présence des dispositifs numériques est devenue nécessaire. Mais pour quel(s) usage(s) ? Les contenus sont quelques fois trop riches, ou plus souvent insipides. Un bon exemple pourtant sont les écrans des musées de l'Homme et des confluences, installés face aux grandes vitrines, et limités aux notices détaillées, avec des multimédias judicieux. Le regard passe alors de l'un à l'autre, davantage qu'avec un jeu qui donne une vision très éloignée des réalités qu'il passe pour évoquer.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 10:26

    Lié à la proposition : Multiplier les Louvre Lens les Orsay les Carnavalet

    C'est une idée juste et intéressante. Mais quelle valeur accorder à ces facsimilés, quand la vocation des établissements est de présenter des originaux à ses publics ? Le numérique est déjà un moyen de diffusion très performant, si ce choix repose sur une réelle réflexion sur son utilisation. Qu'on aime, ou que l'on aime pas, l'art contemporain à sa place dans les collections publiques : on ne peut pas limiter son horizon, en excluant un domaine. D'autres n'aime pas l'archéologie, etc. En redevance, mieux vaudrait apprendre à gérer davantage les crédits, notamment avec d'autres avis, que d'essayer d'augmenter ses ressources. Il serait alors possible d'apporter une aide et un suivi réels à d'autres projets.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 12:26

    Lié à la proposition : Généraliser les tarifs réduits nocturnes

    Et les gens qui veulent y aller le matin ? La vrai question n'est pas les horaires mais la diversification de l'offre. Reste à trouver les moyens, nomment les agents pour ouvrir 24h/24h.
    Je trouve l'idée de biez à travailler, car cette réflexion permet de mieux prendre en compte les différentes catégories de publics, et leurs attentes.
    Pour capter de nouveaux publics, il faut également se mettre à leur écoute. Une personne de passage n'aura pas les même attentes ni les mêmes disponibilités qu'un habitué. Pourquoi payer un billet couplé et couteux, lorsqu'on n'a pas le besoin ou la possibilité d'en profiter ?

    Avant, le Louvre était ouvert tous les premiers dimanche du mois gratuitement à l'ensemble de ses visiteurs, étrangers comme habitués. Ce n'est plus le cas.

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  • Profil de Num

    Je partage la seconde partie de l'idée : il faut développer des solutions d'accès pour les visiteurs et une certaine mobilité œuvres.

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  • Profil de Num

    En revanche, déménager les collections ne semble pas judicieux en tant que tel ; elles voyagent déjà largement et l'on sait très bien les déplacer si l'on veut, même les plus fragiles. Paris est aujourd'hui la capitale de la France, mais c'est aussi et surtout la ville la plus peuplée. Il faut bien s'équiper de musées (inter)nationaux représentatifs, comme le musée central du Louvre qui ont les moyens de travailler sur les œuvres et d'épauler un réseau local. Ce sont ces relations qu'ils faudrait éventuellement rééquilibrer.

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  • Profil de Num

    C'est une bonne idée, et de tel espaces existent déjà dans certains établissement. Nombreux sont les ateliers de médiation tournés vers le public enfantin, où une large place est faite aux manipulations . Mais plutôt qu'un espace, je rejoins l'avis de betbied, en le nuançant. Il faut arrêter de considérer l'enfant au détriment des autres publics, ce qui ne lui retire pas son intérêt. D'autres composantes de la société : personnes âgées, handicapés ou particularismes doivent être pris en compte, car il est impensable de les dévaluer, ce qui arrive. Pourquoi serait-on moins prometteur passé l'adolescence ? Il existe des parcours de visite spéciaux pour y répondre, avec des moulages, et qui sont à développer pour tous. La nécessaire mise à distance des œuvres, pour de nombreuses raisons de conservation et de sûreté peut être ainsi adoucie. Quiconque devrait pouvoir expérimenter le contact des matériaux, via des ateliers, des ateliers avec mallette pédagogique, ou un parcours tactile.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 10:54

    Lié à la proposition : Gratuité des musées publique

    C'est une très bonne idée, à travailler : la question de la gratuité est aussi ancienne que la création des musées à la Révolution française. Aujourd'hui, la tendance est à la hausse excessive des droits d'entrée à la plupart des expositions, surtout temporaires tandis que les collections permanentes sont plus volontiers accessibles, comme les musés parisiens. On voit alors les efforts se concentrer sur les premières, au détriment des secondes... Toutefois, le modèle anglo-saxon, s'il faut l'imiter, a aussi ses faiblesses et certains musées y renoncent. La situation n'est pas non plus la même, et l'on peut difficilement l'appliquer clé en main en France. C'est avant tout une question de culture : on ne peut pas obliger au don, qui est personnel. Pourtant l'explosion du phénomène "financement participatif" montre que ça peut être très facile. Le fonctionnement des musées a aussi un cout. Il faudrait trouver un juste milieu, et impérativement arrêter de tels écarts pour plus d'équilibre.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 11:11

    Lié à la proposition : Plus d'échanges entre le monde de la recherche et les musées.

    C'est très vrai, dans l'ensemble, même s'il ne faut pas généraliser : il existe (heureusement) des établissements plus coopératifs que d'autres, mais dans l'ensemble, en France, à moins d'être soi-même au moins conservateur ou de travailler dans le cadre d'une exposition, c'est plutôt assez dur d'initier un dialogue avec les responsables, alors qu'on est parfois à même de leur apporter des compétences qu'ils n'ont pas toujours. Rappelons que la coopération dans le domaine de la recherche est la quatrième mission confiée aux musées par la Loi Musée...

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    Num Contre

    13 octobre 2016 10:01

    Lié à la proposition : Décentraliser

    C'est déjà le cas, via les prêts et dépôts. Je partage l'avis de betbied : la valorisation locale est importante, mais les couts de transport existent déjà, le tout serait de les rationaliser davantage, notamment par la mise en réseau d'établissement régionaux. La rotation et la circulation intelligente des œuvres est toutefois indispensable.

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    Num Pour

    13 octobre 2016 09:51

    Lié à la proposition : Définir et construire le musée 3.0

    Effectivement, c'est une bonne idée car elle permet une réelle diffusion au plus grand nombre, où que l'on soit. Le mouvement est d'ailleurs engagé depuis longtemps, notamment dans le monde anglo-saxon. Mais reste à savoir ce que l'on en fait : c'est un choix politique. Force est de constater qu'on est assez frileux à l'idée de mettre à disposition du grand public une partie de la documentation sur les œuvres. La question des moyens se pose bien sûr. De même, se pose celle des droits d'auteurs, etc. Tout n'est pas communicable. Déjà, réaliser une couverture globale des collections, avec un visuel et une notice basique (numéro d'inventaire, désignation, auteur et date), ça serait déjà pas mal. On aurait les bases d'un vrai dialogue, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui en France.

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